Envoyer 200 box, facile ?

200 box Ozetik sont parties ces derniers jours. 200 colis préparés par mes petites mains ! J’ai pris énormément de plaisir à les confectionner et voir mon projet se concrétiser de la sorte. J’ai pris aussi beaucoup de temps pour réaliser une boite qui me plaise, et qui j’espère vous donnera tout autant satisfaction !

Etape 1 : Tamponner 21 fois chaque box

Comment faire des box jolies, sans utiliser trop d’encre polluante, avec un seul carton  ?  Voilà la première question sur laquelle nous avons planchée avec la graphiste !

Au contraire de la plupart des box existantes qui ont un carton extérieur pour l’envoi et une boite travaillée à l’intérieur pour présenter les produits, nous ne voulions utiliser qu’un seul et unique carton, histoire de limiter le suremballage, sans trop utiliser d’encre. Mais nous voulions tout de même que ce carton soit personnalisé et agréable à recevoir !

La solution trouvée : 9 tampons personnalisés en bois. J’ai tamponnée 21 fois chaque box. Un total de 4200 coups de tampons, qui m’a valu une ampoule à la main à la fin des 3 jours de confection !!

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Etape 2 : Remplir les box de papier kraft

Les box sont rembourrées de papier kraft pour éviter toute casse des produits. Ce papier kraft, je l’ai reçu en rouleau. Il a fallu couper 200 feuilles de 2 mètres, les froisser puis les intégrer à la box. Oui, cette étape a, elle aussi, pris un sacré temps !!

Pourquoi je n’ai pas pris une boite plus petite qu’il aurait fallu moins rembourrer ? Car j’ai choisi d’avoir le même modèle de boite pour tous les mois à venir, et que certains mois (notamment janvier) j’ai besoin d’une grande boite pour y mettre tous les produits. J’ai choisi d’avoir le même modèle car en plus de revenir moins cher, cela est beaucoup plus simple à gérer en termes de stock.

Etape 3 : Remplir les box avec les produits

Avant de remplir la box avec les produits, il a fallu fermer les 400 sticks à lèvres. En effet, le fournisseur m’a livré les bouchons séparément des tubes. J’avais peur que nombre de bouchons ne soient pas trouvés au fond des box. J’ai donc préféré les reboucher. Perfectionniste, moi ?

Faire la distribution des produits dans les box fût ensuite la partie la plus simple. Mais attention aux oublis ! Ma peur : oublier de mettre un stick à lèvres dans une box, ou tout autre ingrédient présent. Je les ai toutes vérifiées 4 fois. J’espère que je les ai toutes bien remplies. Mais l’erreur étant humaine, il est possible qu’une box sur 200 ait un petit défaut de fabrication. Si c’est le cas, je réparerai l’erreur aussi vite que possible !!

Etape 4 : Coller les étiquettes de présentation de la box

Chaque box contient sur sa face interne une étiquette qui présente les produits présents dans la box. Il a fallu décoller le papier de l’étiquette puis appliquer cette dernière sur la box. Ensuite j’ai découpé 200 petits morceaux de scotch double face à coller sur les étiquettes. Après avoir enlevé le papier sur le scotch, j’ai posé un aimant qui servira à aimanter les cartes présentes dans la box sur le frigo pour ceux qui le désirent.

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Etape 5 : Rembourrer les box puis les fermer

Chaque box a ensuite reçue un peu de papier calage pour prévenir encore une fois de toute casse. Juste avant, chaque box a été vérifiée pour s’assurer que tous les produits y étaient présents.

Etape 6 : Imprimer et coller les étiquettes pour l’envoi

Encore une étape chronophage, surtout quand on la réalise pour la première fois : Créer le fichier client et vérifier les adresses et les points relais proposés. Une fois cela fait, il a fallu aller faire imprimer les étiquettes. Puis, les apposer sur les box.

Puis finalement, il a fallu décoller les 200 étiquettes collées, étape qui a générée le plus de gâchis, que j’aurai volontairement sauté ! Car Mondial Relay qui devait venir chercher les box, n’est jamais venu. j’ai alors décidé de tout envoyer par Colissimo.

Il a donc fallu de nouveau créer les fichiers clients un à un puis imprimer les étiquettes et les scotcher sur les box !

Enfin la dernière étape : Descendre les 200 box (vive l’ascenseur!), les caler dans la voiture, puis les amener à la poste ! Après 2 allers retours tout était confié à la Poste qui a pris la suite en main. Quant à moi, j’ai soufflé, avec la joie du travail accompli !!

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Et en janvier c’est reparti !

 

 

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L’huile végétale, cet ingrédient miracle

Il y a quelques temps, j’ai découvert la magie des huiles végétales en cosmétique. Coco, amande douce, jojoba, elles ont toutes des propriétés étonnantes pour notre corps et notre peau. Elles nourrissent l’épiderme, limitant la perte naturelle en eau de la peau, et elles évitent ainsi sa déshydratation.

L’huile de jojoba, de composition très proche du sébum humain remplace parfaitement toute crème hydratante pour le visage, l’amande douce est un super démaquillant, et j’utilise l’huile de coco pour le corps et les mains.

Pour la première box Ozetik, j’avais à cœur de vous faire découvrir une huile un peu particulière, très intéressante en cosmétologie, nourrissante, et apaisante : l’huile d’avocat. Pour l’utiliser dans la réalisation du baume à lèvres maison.

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Pour m’approvisionner, je me suis tournée tout naturellement vers le Laboratoire Centiflor, Huiles et Sens, qui propose les huiles, bio et pressées à froid.

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La fondatrice du laboratoire Katja et moi nous sommes organisées une rencontre skype pour se connaitre et partager sur nos entreprises respectives entre mamans entrepreneuses !

Je suis ravie d’avoir fait la connaissance de Katja grâce à Ozetik. Nous partageons des valeurs communes et une envie similaire d’aller vers un monde plus simple et plus sain. Et je la remercie de s’être prêtée au jeu et d’avoir répondu à toutes mes questions sans tabou. Voici un condensé de notre fructueux échange.

Quand as-tu créé le laboratoire Centiflor et pourquoi ?

Il y a une dizaine d’années je me suis passionnée pour la naturopathie et les huiles essentielles. Leurs propriétés m’ont stupéfaites. Mais très vite, je me suis rendue compte qu’il était difficile à Paris ou sur internet de trouver des huiles essentielles de qualité. Il y a 10 ans, il n’y avait pas tous les sites qui existent actuellement. J’ai alors décidé de créer le Laboratoire Centiflor et ma marque Huiles et Sens de me lancer dans la vente sur internet. C’était en 2005.

Je me suis entourée de distillateurs sérieux et compétents et de producteurs biologiques pour l’approvisionnement. Il était très important pour moi de vérifier le niveau de professionnalisme des fournisseurs. Et je reste très exigeante car la qualité des huiles et huiles essentielles est à la base de notre entreprise.

Combien d’employés as-tu aujourd’hui et comment l’entreprise fonctionne-t-elle ?

Le laboratoire Centiflor compte six salariés. L’équipe s’occupe de la Recherche & Développement, de la fabrication (préparations aromatiques et cosmétiques), du conditionnement (l’ensachage et la mise en flacons fait à la main), des commandes et expéditions, et de la relation avec les fournisseurs dans le monde entier etc…

Bien que mon entreprise est 100% Française, basée à Entrechaux, dans le Vaucluse, je vis partiellement à l’étranger (aux Etats-Unis) et passe pas mal de temps à voyager pour rencontrer nos fournisseurs. Cela me permet une grande ouverture et de voir ce qui se passe ailleurs dans le monde (évolutions écologiques, tendances…)

Comment reconnaitre une huile de qualité et comment les conserver ?

Deux aspects simples pour juger de la qualité d’une huile et d’une huile essentielle sont sa couleur et son odeur. D’ailleurs, Nos huiles végétales ne sont pas dans des flacons opaques bleus ou marrons, comme le sont souvent les huiles, pour que le client puisse se rendre compte de la couleur.

En amont, nous sommes très attentifs aux méthodes de culture (préservation de l’écosystème, commerce équitable). Je m’assure aussi de la qualité du mode de pression et de distillation de mes fournisseurs car ce sont des éléments essentielles.

Ensuite, notre laboratoire effectue des analyses biochimiques pour contrôler la qualité. Je fais très attention à ce que les huiles « Huiles & Sens » soient irréprochables.

Quant à la conservation, les huiles végétales sont impérativement à conserver au réfrigérateur (ou il fait noir, donc pas vraiment besoin de verre teinté). En effet, les huiles végétales et essentielles pures sont des matières fragiles. Elles sont très sensibles à l’oxydation et il faut limiter leur exposition à l’air et à la lumière.

Certaines de tes huiles et huiles essentielles viennent de loin. Pourquoi ?

Beaucoup d’huiles proviennent de plantes qui ne poussent pas en France (l’avocat ou le jojoba par exemple). Pour d’autres, comme le romarin, la lavande, le cyprès, j’essaie de m’approvisionner au maximum en France chez mes voisins dans le Vaucluse ou la Drôme.

Mais parfois la demande est plus forte que la production. Ce qui explique que je m’approvisionne aussi en Tunisie pour l’huile essentielle de Romarin par exemple . Ayant vécu dans ce pays, je connais personnellement les producteurs et les distillateurs locaux, et je m’assure de la qualité du produit.

C’est la même chose pour la cire d’abeille. Il est très dur de trouver de la cire d’abeille biologique en France en quantité suffisante et constante. Ce qui explique pourquoi elle vient d’Ethiopie. Ce qui je le conçois peut paraitre absurde, puisque nous avons beaucoup d’abeilles en France !

Certains produits sont conditionnés dans des emballages plastiques. As-tu réfléchi à des emballages plus écologiques ?

Par le passé, j’ai voulu supprimer le plastique de l’entreprise. A titre personnel, j’ai supprimé le plastique chez moi. Je suis bien consciente des problèmes posés par les déchets plastiques et j’aimerais m’en défaire. Mais j’ai été confronté à des difficultés :

  • Les emballages en verre sont plus chers et plus lourds. Ce qui ajoute un surcout au produit, que les clients ne sont pas forcément prêts à payer.
  • Comme les emballages en verre sont plus fragiles, il faut d’avantage de matériel de calage pour les expéditions. Et le matériel qui protège le mieux est malheureusement de nouveau en plastique.
  • Nous avons cependant pris le parti de garder le verre pour les huiles végétales, les huiles essentielles et certains actifs cosmétiques pour lesquels le verre reste le meilleur matériaux si on veut éviter le transfères de matières plastiques dans le produit. Par contre pour certaines poudres, les bocaux en verre n’étaient pas assez hermétiques et le produit finissait par s’humidifier et s’agglomérer. Les frais d’envoi passaient du simple au double. Idem pour le prix de vente du produit même. Nous avons donc dû revenir aux pots et sachets en plastique.
  • Nous espérons que nos clients réutilisent les pots pour conditionner leur préparations cosmétiques, puisque les pots se nettoient et se désinfectent facilement.

Et j’espère pouvoir m’en passer complétement d’ici quelques années.

Quelle est ta dernière réussite professionnelle ?

L’entreprise a été sélectionnée par une mutuelle alternative ASETYS qui rembourse les soins de santé naturels. Ainsi nos huiles essentielles ont été jugées de qualité pour soigner les patients et sont remboursées par cette mutuelle. Je suis fière d’avoir reçu ce gage de qualité extérieur et indépendant.

Des projets pour la suite ?

Plein !

Je travaille sur la refonte du site internet et la fusion complète de « MaCosmetoPerso », ma deuxième marque, avec « Huiles & Sens ». Il y a quatre ans, la fondatrice de « MaCosmetoPerso » et moi avons décidé de rapprocher nos entreprises pour travailler ensemble. Mais celle-ci est décédée très brutalement. J’ai décidé de continuer son œuvre mais c’est aujourd’hui trop compliqué de gérer deux offres différentes. J’ai donc décidé de ne créer qu’un seul catalogue produit.

A côté de cela, je travaille sur trois nouveautés produits pour « Huiles & Sens » : des hydrolats alimentaires, des poudres ayurvédiques pour les soins capillaires, et de nouvelles huiles essentielles de Madagascar.

Affaire à suivre…