Pur etc., La chaîne de Fast Good dans laquelle investir !

Un de mes resto favoris pour déjeuner à Strasbourg ou à Paris ?  PUR etc. bien sur !! Sans hésiter 🙂 Les produits sont locaux, achetés en direct des producteurs, et la cuisine simple et savoureuse, avec des bocaux consignés pour la vente emporter pour limiter les déchets. Moi qui prône le zéro déchet, le local & le bio dans tous les aspects de son quotidien, c’est forcément un concept que j’adore.

une chaîne de restauration-Café locavore qui propose des produits « Cueillis aux environs, cuisinés par la maison ». J’en parlais d’ailleurs déjà dans ici.

Il y a peu, ils m’ont contacté. Ils réalisent actuellement une levée de fonds et ils voulaient savoir si je voulais bien relayer l’information.

Ravie de ce premier contact, j’en ai profité pour leur poser toutes mes questions ! Et voici, leurs réponses 🙂

Vincent Viaud et Heloise Chalvignac ont cree un nouveau concept de restauration rapide "PUR et Caetera"

Héloïse et Vincent, pouvez-vous présenter rapidement votre parcours ?

Nous sommes issus d’une école d’ingénieurs en Génie Industriel Grenobloise. A la fin de nos études et suite à quelques voyages, nous avons eu envie de nous lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Vincent a l’âme d’un entrepreneur (de père en fils), quant à moi (Héloïse) j’aime créer et je tenais à travailler dans un domaine éco-responsable.

Du Genie industriel à la restauration, ce n’est pas banal ! Comment avez-vous eu l’idée ?

En voyageant. Notamment à Berlin. Beaucoup de concepts nous ont inspirés là-bas. Mais PUR etc. reste un concept unique né de nombreuses réflexions et évolutions depuis 2009, année pendant laquelle on a commencé à travailler sur le projet.

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Pur etc. Grand rue à Strasbourg

Vous parlez de concept unique, pouvez-vous rappeler ce qui fait la particularité de Pur etc. ?

Nous nous démarquons de plusieurs façons :

  • Nous sommes le premier réseau de restauration rapide à travailler en direct avec des producteurs locaux.
  • Nous avons « osé » imposer à nos clients de manger dans des bocaux en verre consignés.
  • Nous leur demandons également de trier leurs déchets (tri participatif en restaurant).
  • Nous compostons nos déchets organiques.
  • Et nous cuisinons TOUT ! Tout ce qui arrive dans nos cuisines est brut et frais, et nous en sommes fiers 😉

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La réflexion a commencé en 2009, vous étiez alors à votre compte ?

Non, en Septembre 2009, nous avons commencé à travaillé sur le projet depuis Paris, sur nos heures libres, après le travail (nous étions jeunes diplômés et démarrions dans la vie active).

Nous avons franchi le pas en juillet 2010 en déménageant à Strasbourg pour faire les travaux dans un local que nous avions trouvé et ouvrir les portes du premier restaurant en janvier 2011.

Depuis janvier 2011, quel chemin parcouru  en 5 ans et demi !

Oui nous avons maintenant 9 restaurants en France dont 1 foodtruck. En tout une soixantaine d’emplois créés sur le réseau, dont 35 sur les sites que nous gérons.

Mais notre jeune réseau n’est pas encore assez solide pour financer toutes ces ouvertures. Nous avons donc certains restaurants en propre et d’autres en licence, c’est un moyen de se développer sans avoir un apport financier immense, tout en garantissant le respect de notre image et la qualité de nos produits (qui sont tous cuisinés dans les cuisines que nous gérons en propre).

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Vous faites actuellement une campagne de levée de fonds de 200 000€ sur la plateforme wiseed, une plateforme d’investissement participatif en capital, qui permet à des investisseurs particuliers de financer collectivement des PME innovantes.

Pourquoi chercher de l’investissement en capital  participatif ? Est-ce votre première expérience de financement participatif ?

Nous avons déjà fait 3 levées de fonds et avons maintenant pris l’habitude d’utiliser ce levier de financement. En effet, notre jeune start-up en plein développement n’a jamais les apports suffisants pour obtenir des prêts bancaires puisque tous les flux sont réinvestis aussitôt. Nous sommes donc en permanence en recherche de financement.

Le financement participatif nous engage bien plus, moralement, à respecter nos engagements, mais nous donne un peu plus de souplesse qu’une banque.

Voici d’ailleurs une petite vidéo de présentation du projet

A quoi va servir la campagne d’investissement?

Elle va permettre de consolider notre enseigne et finaliser notre stratégie de développement afin d’assurer un futur développement efficace et à forte valeur ajoutée pour nos clients, nos producteurs, nos salariés et nos actionnaires.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller voir la présentation sur le site wiseed.

Quel est le retour sur investissement prévu pour ceux qui aimeraient participer ? Quel est le minimum qu’on peut investir ?

Il s’agit de capital développement, donc les investisseurs deviennent actionnaires de notre société (certains via une holding). Le retour sur investissement peut venir du versement de dividendes ou d’une sortie de capital avec une plus value. Il ne faut rien attendre avant au minimum 3-4 ans.

Le ticket d’entrée sur Wiseed est de 100€.

Vous trouverez toutes les informations liés aux aspects juridiques et fiscaux associés à cet investissement sur wiseed.

Quel conseil donneriez-vous à tous ceux qui aimeraient se lancer et devenir entrepreneurs mais qui hésitent à sauter le pas?

Il faut savoir bien s’entourer (car ce n’est pas tous les jours facile 😉 avec des personnes qui croient dans le projet et d’autres qui ont de l’expérience.

Il faut également avoir une grosse capacité de travail.

Pouvez-vous partager quelques joies et difficultés dans le fait d’être son propre patron ?

Joies : avoir la liberté de décider d’un changement librement et de le mettre en place, avoir la liberté de suivre ses convictions.

Difficulté : mettre en place une organisation et une structuration efficace et pérenne dans un contexte en perpétuel mouvement. Perdre du temps sur des questions administratives et financières qui peuvent casser notre élan et notre créativité, et évidemment il faut ajouter la difficulté de gérer des ressources humaines.

Un mot pour la fin ?

C’est grâce au financement participatif que nous en sommes là aujourd’hui. Nous sommes infiniment reconnaissants envers les personnes qui ont cru en nous et toujours surpris de voir leur enthousiasme.

Nous voulons continuer à nous développer en commençant par professionnaliser un peu nos procédures internes.

Une fois que ce sera fait, c’est tout le champ des possibles qui s’ouvrira à nous.

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Je remercie Héloïse pour ses réponses. Et en conclusion, ne laissez pas dormir votre argent à la banque, investissez dans ce beau projet !!

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Envoyer 200 box, facile ?

200 box Ozetik sont parties ces derniers jours. 200 colis préparés par mes petites mains ! J’ai pris énormément de plaisir à les confectionner et voir mon projet se concrétiser de la sorte. J’ai pris aussi beaucoup de temps pour réaliser une boite qui me plaise, et qui j’espère vous donnera tout autant satisfaction !

Etape 1 : Tamponner 21 fois chaque box

Comment faire des box jolies, sans utiliser trop d’encre polluante, avec un seul carton  ?  Voilà la première question sur laquelle nous avons planchée avec la graphiste !

Au contraire de la plupart des box existantes qui ont un carton extérieur pour l’envoi et une boite travaillée à l’intérieur pour présenter les produits, nous ne voulions utiliser qu’un seul et unique carton, histoire de limiter le suremballage, sans trop utiliser d’encre. Mais nous voulions tout de même que ce carton soit personnalisé et agréable à recevoir !

La solution trouvée : 9 tampons personnalisés en bois. J’ai tamponnée 21 fois chaque box. Un total de 4200 coups de tampons, qui m’a valu une ampoule à la main à la fin des 3 jours de confection !!

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Etape 2 : Remplir les box de papier kraft

Les box sont rembourrées de papier kraft pour éviter toute casse des produits. Ce papier kraft, je l’ai reçu en rouleau. Il a fallu couper 200 feuilles de 2 mètres, les froisser puis les intégrer à la box. Oui, cette étape a, elle aussi, pris un sacré temps !!

Pourquoi je n’ai pas pris une boite plus petite qu’il aurait fallu moins rembourrer ? Car j’ai choisi d’avoir le même modèle de boite pour tous les mois à venir, et que certains mois (notamment janvier) j’ai besoin d’une grande boite pour y mettre tous les produits. J’ai choisi d’avoir le même modèle car en plus de revenir moins cher, cela est beaucoup plus simple à gérer en termes de stock.

Etape 3 : Remplir les box avec les produits

Avant de remplir la box avec les produits, il a fallu fermer les 400 sticks à lèvres. En effet, le fournisseur m’a livré les bouchons séparément des tubes. J’avais peur que nombre de bouchons ne soient pas trouvés au fond des box. J’ai donc préféré les reboucher. Perfectionniste, moi ?

Faire la distribution des produits dans les box fût ensuite la partie la plus simple. Mais attention aux oublis ! Ma peur : oublier de mettre un stick à lèvres dans une box, ou tout autre ingrédient présent. Je les ai toutes vérifiées 4 fois. J’espère que je les ai toutes bien remplies. Mais l’erreur étant humaine, il est possible qu’une box sur 200 ait un petit défaut de fabrication. Si c’est le cas, je réparerai l’erreur aussi vite que possible !!

Etape 4 : Coller les étiquettes de présentation de la box

Chaque box contient sur sa face interne une étiquette qui présente les produits présents dans la box. Il a fallu décoller le papier de l’étiquette puis appliquer cette dernière sur la box. Ensuite j’ai découpé 200 petits morceaux de scotch double face à coller sur les étiquettes. Après avoir enlevé le papier sur le scotch, j’ai posé un aimant qui servira à aimanter les cartes présentes dans la box sur le frigo pour ceux qui le désirent.

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Etape 5 : Rembourrer les box puis les fermer

Chaque box a ensuite reçue un peu de papier calage pour prévenir encore une fois de toute casse. Juste avant, chaque box a été vérifiée pour s’assurer que tous les produits y étaient présents.

Etape 6 : Imprimer et coller les étiquettes pour l’envoi

Encore une étape chronophage, surtout quand on la réalise pour la première fois : Créer le fichier client et vérifier les adresses et les points relais proposés. Une fois cela fait, il a fallu aller faire imprimer les étiquettes. Puis, les apposer sur les box.

Puis finalement, il a fallu décoller les 200 étiquettes collées, étape qui a générée le plus de gâchis, que j’aurai volontairement sauté ! Car Mondial Relay qui devait venir chercher les box, n’est jamais venu. j’ai alors décidé de tout envoyer par Colissimo.

Il a donc fallu de nouveau créer les fichiers clients un à un puis imprimer les étiquettes et les scotcher sur les box !

Enfin la dernière étape : Descendre les 200 box (vive l’ascenseur!), les caler dans la voiture, puis les amener à la poste ! Après 2 allers retours tout était confié à la Poste qui a pris la suite en main. Quant à moi, j’ai soufflé, avec la joie du travail accompli !!

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Et en janvier c’est reparti !

 

 

Tendre vers une alimentation zéro déchet à Strasbourg

La collecte, le traitement et la gestion des déchets représentent en moyenne 10% des émissions de gaz à effet de serre d’un Français et coûtent plus de 12 milliards d’euros chaque année pour les traiter.

Pourtant, avec de la volonté et des petites astuces, il est possible de réduire considérablement la taille de nos poubelles bleues. Un geste à la fois écologique et économique !

Vous trouverez au lien suivant mon dernier article pour Rue89 Strasbourg dans lequel j’explique comment j’approche d’une alimentation zéro déchet

http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/11/08/blogs/alimentation-zero-dechet-strasbourg/

Et découvrez d’autres astuces Zéro déchet dans les rubriques DIY et Zéro Déchet du blog !

Bonne lecture !

Des sacs et sachets en tissus permettent d’acheter fruits et légumes et produits d’épicerie sans emballage (crédité photo Ozetik)
Des sacs et sachets en tissus permettent d’acheter fruits et légumes et produits d’épicerie sans emballage (crédit photo Ozetik)

Retrouvez les sacs filets sur la boutique Ozetik

Passer un savon (bio) aux gels douches !

Il y a quelques semaines, j’ai été contacté par Rue89 Strasbourg, pour devenir blogueuse invitée sur le thème de l‘écologie pratique sur leur site. J’ai bien évidemment accepté !

Pour le premier article, il y a eu quelques allers-retours pour se mettre d’accord sur le contenu et sur le ton de l’article plus journalistique que ce que j’écris dans mon blog. Mais le résultat est là, et je suis heureuse de vous partager le lien vers l’article :  http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/10/10/blogs/savon-bio-gels-douches/

Le sujet ?

Les produits contenus dans les gels douches, toxiques et mauvais pour l’environnement …

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…et les alternatives alsaciennes existantes.

argasol-alsace-prestige-514x333 (Photo Âme des Savons d’Alep)

Voilà le début : Quand on parle de l’écologie appliquée à la salle de bain, on pense souvent à la consommation d’eau. Et pourtant, le souci majeur n’est pas le nombre de litres d’eau écoulés, mais surtout leur pollution. Une contamination qui s’entretient notamment à cause des savons utilisés. Voici comment l’éviter.

La suite, sur le lien ici  🙂

Le prochain article est déjà en préparation et devrait sortir début novembre… Affaire à suivre…

Bonne lecture !

Précommandez votre Box Ecologique !

Quelle excitation de vous parler de mon projet !! Ca y est c’est parti, la campagne de précommandes et de financement participatif est lancée !!

Mais de quoi donc parle-je ?

Des box mensuelles à recevoir chez soi tous les mois pour accompagner tous ceux qui le souhaitent à devenir pas à pas de super écolos au quotidien !

Toute l’explication en vidéo :

 

Retrouvez le projet sur Ulule !

L’idée vous plait ?

Soutenez ! Partagez ! Précommandez !

Merci, merci, merci  🙂

Et je reste dispo pour touuuuuuutes vos questions sur le sujet !!

Faire son pousse-mousse en verre

Aujourd’hui activité manuelle pour réaliser de beaux pousses-mousses en verre un peu vintage ! Ils habilleront votre salle de bain et donneront un joli coté rétro chic à votre engouement écolo 🙂

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En plus c’est hyper simple à faire !

savon diy5Il vous faut :

  • un bocal en verre et son couvercle
  • Un marteau et une vis
  • La pompe à savon d’un ancien pousse-mousse
  • Du savon liquide (dont je parle ici)
  • De la peinture pour métal si vous voulez changer la couleur du couvercle (optionnel)

Etape 1 : Percer le couvercle

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Etape 2 : Peindre le couvercle (au pinceau ou à la bombe – j’ai opté pour la bombe, plus rapide)

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Etape 3 : Insérer la pompe à savon

savon diy2 savon diy3Etape 4 : Verser le savon liquide et fermer le bocal

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Et voilà, c’est fait !

Si vous souhaitez le pousse-mousse en verre déjà fait, vous pouvez le retrouver sur la boutique Ozetik (http://shopozetik.com/produit/pousse-mousse-en-verre-retro) et vous retrouverez aussi le savon solide bio saponifié à froid et le kit avec le savon solide à rendre liquide (avec toute l’explication!)

 Abonnez-vous au tableau DIY écologique et zero déchet de Ozetik sur Pinterest et sur Instagram

Droguée au café

J’ai beau regarder la vidéo hilarante d’Oldelaf, je prends souvent beaucoup trop de café dans ma journée ! Je n’arrive pas à me sevrer!

J’adore l’odeur, le goût et je dois avouer que j’ai du mal à démarrer sans ma petite tasse de café !

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Malheureusement le bilan écologique et éthique du café est bien mauvais. Et sa provenance lointaine fait chuter d’un coup mes statistiques locavores ! (En vrai rassurez-vous je ne fais pas de statistiques!)

Faire pousser un caféier chez moi étant un rêve non réali-sé(-sable) jusqu’à présent, il m’a donc fallu trouver d’autres solutions !

Tout d’abord, je n’achète que du café bio. Ainsi sa production n’a nécessité aucun intrant chimique, est moins gourmande en gaz à effet de serre et a épargné la terre et les producteurs. Au moins, je soutiens une agriculture saine à l’autre bout du monde.
Par ailleurs, lors de la réalisation d’un bilan carbone que j’avais fait pour Alter Eco USA il y a 6 ans, nous avions réalisé que le transport en cargo n’était pas une si grosse source de gaz à effet de serre. Bien sur, autant l’éviter au maximum mais traverser l’Europe en camion a plus d’impact carbone!

Ensuite, je ne prends que du café issu du commerce équitable. Les agriculteurs sont ainsi mieux rémunérés et soutenus dans leur production.

Le dernier point plus délicat a été l’emballage en plastique non recyclable de quasiment tous les cafés en supermarché. Mais j’ai trouvé une solution.

J’achète mon café bio commerce équitable en vrac dans la boutique Café Henri (torréfacteur alsacien) du centre ville de Strasbourg (31 Rue des Hallebardes, 67000 Strasbourg), ou dans la boutique Reck (8 Rue de la Mésange, 67000 Strasbourg)

Sur le chemin de la crèche, j’y vais avec mon sac en coton bio, et ils me le remplissent sans soucis, si ce n’est de grands yeux ébahis !

Une fois rentrée, je n’ai plus qu’à le transvaser dans une boite hermétique pour que l’arome soit bien conservé.

Ainsi, j’ai un café bio commerce équitable zéro déchet 🙂

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J’ai maintenant un moulin à café manuel. J’achète donc mon café directement en grain et je le mouds tous les matins. Quel bonheur que l’odeur du café moulu !

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