Faire du sport en toute écologie !

Le plaisir du sport nous fait souvent oublier l’impact écologique et humain des baskets qu’on chausse et du survêtement qu’on porte, sans parler du déodorant dont on s’asperge volontiers.

Derrière les bienfaits avérés du sport pour la santé se cache une industrie peu regardante sur les conditions de travail ni sur les ressources utilisées, comme j’en parlais déjà ici.

Pourtant, il existe des solutions simples pour faire du sport en toute écologie : chaussures de sport made in France, tenues de seconde main ou en polyester recyclé, déodorant fait maison ….

Retrouvez une série de solutions dans mon nouvel article pour Rue89 Strasbourg : http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2016/02/11/blogs/sportif-ecologique/

Bonne lecture !

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Le vinaigre blanc, cet ingrédient miracle !

Le vinaigre blanc est un indispensable à la maison ! Super nettoyant, dégraissant, anti-calcaire, antibactérien, je l’utilise tout le temps ! Il m’a permis de supprimer de mes placards tout produit ménager industriel toxique ! Voici quelques révélations sur sa fabrication et son utilisation !

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Le vinaigre blanc est fabriqué à partir de mais, de blé ou de betterave !

Le vinaigre blanc est principalement réalisé à partir d’alcool de blé, de mais ou de betterave. Par un processus industriel relativement simple, l’alcool est transformé en acide acétique, qui mélangé à de l’eau donnera le fameux vinaigre blanc.

En effet, le vinaigre n’est rien d’autre que de l’acide acétique et de l’eau.

Plus le vinaigre a un taux élevé d’acide (le pourcentage inscrit sur les bouteilles, généralement compris entre 6% et 12%), plus il sera efficace. Mais, pour le ménage de tous les jours, un vinaigre a 6 ou 8% est suffisant. Des études montrent qu’à partir de 5%, de il permet d’éliminer de nombreuses bactéries.

Les vinaigres blancs bio et non bio sont exactement les mêmes

… Mais n’ont pas utilisé la même matière première ! Pas de trace de pesticide dans l’acide acétique, même s’il provient de betterave, de blé ou de maïs non bio. En revanche, en achetant du vinaigre bio, on soutient la culture biologique sur notre territoire.

La différence de prix est très importante sur ce produit : 0,35€ le litre en entrée de gamme contre 2€ le litre en bio. A chacun donc de faire en fonction de ses moyens et convictions.

Le vinaigre blanc pour nettoyer la maison du sol au plafond !

Grâce à son acidité, le vinaigre tue la plupart des bactéries et s’avère être un puissant désinfectant.

Pour nettoyer et enlever les salissures des vitres, de l’intérieur du réfrigérateur, du plan de travail, vaporiser un mélange de 1/3 de vinaigre et 2/3 d’eau.

Si l’odeur de vinaigre vous dérange, 5 gouttes d’huile essentielle (citron, cyprès, eucalyptus, lavande…) donneront une douce odeur à votre intérieur !

Un vaporisateur 100% vinaigre fera briller la robinetterie ! Et pour redonner de l’éclat à des verres usés, il suffit de les laisser tremper dans du vinaigre une heure ou deux, puis de les rincer et laver à l’eau chaude.

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Le vinaigre blanc est aussi un super détartrant et adoucissant !

Versez du vinaigre blanc dans le fond de votre bouilloire et laisser agir quelques heures pour enlever toute trace de calcaire.

Remplacez votre liquide de rinçage par du vinaigre blanc dans votre lave-vaisselle.

Pour la machine à laver le linge, Remplacez votre adoucissant par deux cuillères à soupe de vinaigre blanc.

Economique et écologique, ce produit magique remplace à lui seul tous les nettoyants et anti-calcaire de la maison !

 

 

 

 

 

 

Envoyer 200 box, facile ?

200 box Ozetik sont parties ces derniers jours. 200 colis préparés par mes petites mains ! J’ai pris énormément de plaisir à les confectionner et voir mon projet se concrétiser de la sorte. J’ai pris aussi beaucoup de temps pour réaliser une boite qui me plaise, et qui j’espère vous donnera tout autant satisfaction !

Etape 1 : Tamponner 21 fois chaque box

Comment faire des box jolies, sans utiliser trop d’encre polluante, avec un seul carton  ?  Voilà la première question sur laquelle nous avons planchée avec la graphiste !

Au contraire de la plupart des box existantes qui ont un carton extérieur pour l’envoi et une boite travaillée à l’intérieur pour présenter les produits, nous ne voulions utiliser qu’un seul et unique carton, histoire de limiter le suremballage, sans trop utiliser d’encre. Mais nous voulions tout de même que ce carton soit personnalisé et agréable à recevoir !

La solution trouvée : 9 tampons personnalisés en bois. J’ai tamponnée 21 fois chaque box. Un total de 4200 coups de tampons, qui m’a valu une ampoule à la main à la fin des 3 jours de confection !!

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Etape 2 : Remplir les box de papier kraft

Les box sont rembourrées de papier kraft pour éviter toute casse des produits. Ce papier kraft, je l’ai reçu en rouleau. Il a fallu couper 200 feuilles de 2 mètres, les froisser puis les intégrer à la box. Oui, cette étape a, elle aussi, pris un sacré temps !!

Pourquoi je n’ai pas pris une boite plus petite qu’il aurait fallu moins rembourrer ? Car j’ai choisi d’avoir le même modèle de boite pour tous les mois à venir, et que certains mois (notamment janvier) j’ai besoin d’une grande boite pour y mettre tous les produits. J’ai choisi d’avoir le même modèle car en plus de revenir moins cher, cela est beaucoup plus simple à gérer en termes de stock.

Etape 3 : Remplir les box avec les produits

Avant de remplir la box avec les produits, il a fallu fermer les 400 sticks à lèvres. En effet, le fournisseur m’a livré les bouchons séparément des tubes. J’avais peur que nombre de bouchons ne soient pas trouvés au fond des box. J’ai donc préféré les reboucher. Perfectionniste, moi ?

Faire la distribution des produits dans les box fût ensuite la partie la plus simple. Mais attention aux oublis ! Ma peur : oublier de mettre un stick à lèvres dans une box, ou tout autre ingrédient présent. Je les ai toutes vérifiées 4 fois. J’espère que je les ai toutes bien remplies. Mais l’erreur étant humaine, il est possible qu’une box sur 200 ait un petit défaut de fabrication. Si c’est le cas, je réparerai l’erreur aussi vite que possible !!

Etape 4 : Coller les étiquettes de présentation de la box

Chaque box contient sur sa face interne une étiquette qui présente les produits présents dans la box. Il a fallu décoller le papier de l’étiquette puis appliquer cette dernière sur la box. Ensuite j’ai découpé 200 petits morceaux de scotch double face à coller sur les étiquettes. Après avoir enlevé le papier sur le scotch, j’ai posé un aimant qui servira à aimanter les cartes présentes dans la box sur le frigo pour ceux qui le désirent.

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Etape 5 : Rembourrer les box puis les fermer

Chaque box a ensuite reçue un peu de papier calage pour prévenir encore une fois de toute casse. Juste avant, chaque box a été vérifiée pour s’assurer que tous les produits y étaient présents.

Etape 6 : Imprimer et coller les étiquettes pour l’envoi

Encore une étape chronophage, surtout quand on la réalise pour la première fois : Créer le fichier client et vérifier les adresses et les points relais proposés. Une fois cela fait, il a fallu aller faire imprimer les étiquettes. Puis, les apposer sur les box.

Puis finalement, il a fallu décoller les 200 étiquettes collées, étape qui a générée le plus de gâchis, que j’aurai volontairement sauté ! Car Mondial Relay qui devait venir chercher les box, n’est jamais venu. j’ai alors décidé de tout envoyer par Colissimo.

Il a donc fallu de nouveau créer les fichiers clients un à un puis imprimer les étiquettes et les scotcher sur les box !

Enfin la dernière étape : Descendre les 200 box (vive l’ascenseur!), les caler dans la voiture, puis les amener à la poste ! Après 2 allers retours tout était confié à la Poste qui a pris la suite en main. Quant à moi, j’ai soufflé, avec la joie du travail accompli !!

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Et en janvier c’est reparti !

 

 

Ma rencontre avec la star du Zéro Déchet, Béa Johnson !

Samedi dernier, j’ai eu l’occasion d’interviewer Béa Johnson, la gourou du mouvement Zéro Déchet, lors de son passage à Strasbourg.

Invitée par la Biocoop de Strasbourg pour une séance de dédicace et une conférence à l’occasion de la sortie de son livre en poche, Béa Johnson m’a très gentiment consacré un peu de temps pour répondre à mes questions Zéro Déchet !

Voici son avis éclairé sur Noël, la sobriété heureuse, les freins au changement et sa réponse aux critiques qu’on entend parfois sur le mode de vie zéro déchet.

Comment réussir un noël écologique et festif ?

En pleine période de l’avent, nous avons tout de suite abordé le thème de Noël. J’ai collecté les réponses dans un article à part, sur rue89 Strasbourg, disponible au lien suivant :  http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/12/06/blogs/experimentez-un-noel-ecologique-et-festif/

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Cadeaux d’expériences, bons pour des moments ensemble, achats d’occasion, ou d’artisans et start-up française… Une belle palette de cadeaux y est recensée !

 

Même si le mouvement du Zéro Déchet s’intensifie, encore peu de français tentent de vivre ainsi. Quel est, selon vous, le plus gros frein au changement ?

« Le mode de vie Zéro Déchet est associé avec tout un tas d’apriori. Ma vocation est justement de les casser.

Tout d’abord, les gens pensent que ce mode de vie prend plus de temps. Alors que c’est l’inverse ! Au début, il faut certes un peu de temps pour trouver les commerçants autour de chez soi et modifier ses habitudes de consommation, mais ensuite c’est un vrai gain de temps toutes les semaines. On sait exactement quoi acheter à quel endroit et on ne passe pas des heures dans les rayons à faire ses courses. Consommer de manière « traditionnelle » est une activité qui prend beaucoup de temps !

Il y a ensuite ceux qui pensent que le Zéro Déchet c’est compliqué. C’est faux ! Ce mode de vie est bien plus simple, la simplicité volontaire ne complique pas la vie ! Elle fait place à l’essentiel ! La vie ainsi basée, non plus sur les biens matériels, mais sur les expériences, sur l’être et non l’avoir, est bien plus simple à vivre. »

En complément à la réponse de Béa Johnson, j’ajouterais qu’un gros frein que je vois, c’est que les gens n’osent pas demander aux commerçants de changer leurs habitudes. Venir avec son sac à pain à la rigueur c’est gérable, mais proposer un tupperware à son boucher avec le risque élevé d’entendre un refus de sa part est plus difficile à oser.

Pour passer ce frein, une solution est de considérer cette demande comme un jeu, une expérience. Etre toujours armé de son sourire, et accepter le refus sans le prendre pour soi si ça ne fonctionne pas ! Enfin, il peut être agréable d’être accompagné les premières fois pour se motiver à plusieurs et donner plus de poids à cette demande particulière.

Par ailleurs, avec deux bloggeuse engagées dans le zéro déchet, No Trash et Une vie Verte, nous avons pensé à l’idée d’une vignette alsacienne pour les commerçants qui acceptent et même encouragent les contenants personnels réutilisables. Une vignette à l’entrée et une jolie photo à la caisse avec un message clair  « Ici on accepte vos tupperwares, sacs, bocaux ». A creuser 🙂

On lit votre livre, on est gonflé à bloc pour changer de mode de vie, puis au supermarché on ne trouve que des produits sur-emballées que tout le monde achète sans y prêter attention. N’êtes-vous pas démoralisée devant tout ce qu’il reste encore à faire ?

« Je ne suis pas du tout déprimée. Quand on se lance dans l’aventure Zéro Déchet, on voit les déchets partout, les nôtres mais aussi ceux des autres. et on se dit : « pourquoi utilisent-ils encore un sac en plastique ou un gobelet jetable ?» Mais quand on pousse le zéro déchet chez soi, on trouve une sorte de paix intérieur et on ne juge plus les autres. Après tout, c’était moi il n’y a pas si longtemps. Peut-être qu’un jour ils auront le déclic. Je n’ai aucun droit de les juger. Et puis, qui suis-je pour les obliger à quoi que ce soit ?

Et je sais que le monde change, je reçois plein de messages positifs tous les jours : d’entrepreneurs qui ont été inspirés et ont ouverts des magasins de vrac, ou de personnes chez qui l’appel à l’engagement dont je parle à la fin du livre a fait écho et qui ont changé leur mode de vie. Depuis 2007, le mouvement prend une ampleur extraordinaire. Alors je reste positive ! »

De mon côté, je trouve qu’il est parfois difficile de rester optimiste et de ne pas sombrer dans le « à quoi bon » ! Mais c’est une décision à prendre, une ligne à ne pas franchir. J’ai décidé d’être optimiste, de croire en l’Homme et en la planète. Je me sens naïve parfois mais je préfère la naïveté à la dépression, car la première me fait agir, alors que la seconde me pousse à me recroqueviller sur moi-même !

Consommer moins, ça veut dire moins de ventes pour nos entreprises et encore plus de chômage. Que répondez-vous à cette critique souvent faite au mode de vie plus sobre ?

« Parce que l’économie basée sur la surconsommation ne crée pas de chômage peut-être ??!! Je ne crois pas du tout à cette affirmation.

Plein d’alternatives n’attendent que d’être créées et renforcées autour du Zéro Déchet : magasins de vrac, et équipements pour ces magasins, industrie du recyclage et du compost… Ce sont des secteurs créateurs d’emplois, une vraie opportunité !

Par exemple, il n’existe pas de grands contenants tubes en verre pour présenter les produits en vrac dans les magasins, ils sont tous en plastique. Ce n’est pas logique !

Par ailleurs, je trouve qu’il y a un vrai manque dans la présentation et le tri des produits d’occasion, vêtements, électroménagers, meubles etc. Je rêve des galeries Lafayette de l’occasion ! Dans l’ensemble, les gens pensent que le seconde main est moins beau et de moins bonne qualité. Cela casserait plus facilement cet apriori.

Avis aux entrepreneurs en manque d’idées !! »

Je ne peux que confirmer les propose de Béa Johnson puisque j’ai créé mon emploi dans ce domaine avec Ozetik !

Et à ceux qui soutiennent que la simplicité volontaire est triste, parce qu’on ne peut pas consommer ce qu’on veut ni se faire plaisir, vous répondez quoi ?

« Avoir moins ça ne veut pas dire avoir moins d’options ! On choisit mieux c’est tout !

Pour la garde-robe par exemple, je fais des achats de vêtements d’occasion tous les six mois, au changement de saison. Pour ne pas être frustrée de ce qu’on a, il suffit d’avoir des vêtements multi fonctionnels dans sa penderie.

Et puis une fois « désintoxiqué » d’un marketing qui cherche à vous donner envie à tout prix, et qui vous met la pression pour acheter ceci ou cela, via les vitrines et les magazines féminins, on n’a plus envie de consommer autant. On se sent suffisamment heureux avec ce qu’on a.

Enfin je ne suis pas tentée, car c’est grâce a une vie simple et minimaliste qu’on a pu vivre de superbes expériences. Du fait que nos gardes robes rentrent dans nos valises et que la maison est très simple, on peut louer la maison très facilement à des particuliers, et la location nous paie nos vacances. Avoir moins nous rend beaucoup plus libres! »

Une très belle leçon de vie !

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Sac pour le vrac dédicacé par Béa Johnson
photo B. Johnson
Souvenir de ma rencontre avec Béa Johnson

L’huile végétale, cet ingrédient miracle

Il y a quelques temps, j’ai découvert la magie des huiles végétales en cosmétique. Coco, amande douce, jojoba, elles ont toutes des propriétés étonnantes pour notre corps et notre peau. Elles nourrissent l’épiderme, limitant la perte naturelle en eau de la peau, et elles évitent ainsi sa déshydratation.

L’huile de jojoba, de composition très proche du sébum humain remplace parfaitement toute crème hydratante pour le visage, l’amande douce est un super démaquillant, et j’utilise l’huile de coco pour le corps et les mains.

Pour la première box Ozetik, j’avais à cœur de vous faire découvrir une huile un peu particulière, très intéressante en cosmétologie, nourrissante, et apaisante : l’huile d’avocat. Pour l’utiliser dans la réalisation du baume à lèvres maison.

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Pour m’approvisionner, je me suis tournée tout naturellement vers le Laboratoire Centiflor, Huiles et Sens, qui propose les huiles, bio et pressées à froid.

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La fondatrice du laboratoire Katja et moi nous sommes organisées une rencontre skype pour se connaitre et partager sur nos entreprises respectives entre mamans entrepreneuses !

Je suis ravie d’avoir fait la connaissance de Katja grâce à Ozetik. Nous partageons des valeurs communes et une envie similaire d’aller vers un monde plus simple et plus sain. Et je la remercie de s’être prêtée au jeu et d’avoir répondu à toutes mes questions sans tabou. Voici un condensé de notre fructueux échange.

Quand as-tu créé le laboratoire Centiflor et pourquoi ?

Il y a une dizaine d’années je me suis passionnée pour la naturopathie et les huiles essentielles. Leurs propriétés m’ont stupéfaites. Mais très vite, je me suis rendue compte qu’il était difficile à Paris ou sur internet de trouver des huiles essentielles de qualité. Il y a 10 ans, il n’y avait pas tous les sites qui existent actuellement. J’ai alors décidé de créer le Laboratoire Centiflor et ma marque Huiles et Sens de me lancer dans la vente sur internet. C’était en 2005.

Je me suis entourée de distillateurs sérieux et compétents et de producteurs biologiques pour l’approvisionnement. Il était très important pour moi de vérifier le niveau de professionnalisme des fournisseurs. Et je reste très exigeante car la qualité des huiles et huiles essentielles est à la base de notre entreprise.

Combien d’employés as-tu aujourd’hui et comment l’entreprise fonctionne-t-elle ?

Le laboratoire Centiflor compte six salariés. L’équipe s’occupe de la Recherche & Développement, de la fabrication (préparations aromatiques et cosmétiques), du conditionnement (l’ensachage et la mise en flacons fait à la main), des commandes et expéditions, et de la relation avec les fournisseurs dans le monde entier etc…

Bien que mon entreprise est 100% Française, basée à Entrechaux, dans le Vaucluse, je vis partiellement à l’étranger (aux Etats-Unis) et passe pas mal de temps à voyager pour rencontrer nos fournisseurs. Cela me permet une grande ouverture et de voir ce qui se passe ailleurs dans le monde (évolutions écologiques, tendances…)

Comment reconnaitre une huile de qualité et comment les conserver ?

Deux aspects simples pour juger de la qualité d’une huile et d’une huile essentielle sont sa couleur et son odeur. D’ailleurs, Nos huiles végétales ne sont pas dans des flacons opaques bleus ou marrons, comme le sont souvent les huiles, pour que le client puisse se rendre compte de la couleur.

En amont, nous sommes très attentifs aux méthodes de culture (préservation de l’écosystème, commerce équitable). Je m’assure aussi de la qualité du mode de pression et de distillation de mes fournisseurs car ce sont des éléments essentielles.

Ensuite, notre laboratoire effectue des analyses biochimiques pour contrôler la qualité. Je fais très attention à ce que les huiles « Huiles & Sens » soient irréprochables.

Quant à la conservation, les huiles végétales sont impérativement à conserver au réfrigérateur (ou il fait noir, donc pas vraiment besoin de verre teinté). En effet, les huiles végétales et essentielles pures sont des matières fragiles. Elles sont très sensibles à l’oxydation et il faut limiter leur exposition à l’air et à la lumière.

Certaines de tes huiles et huiles essentielles viennent de loin. Pourquoi ?

Beaucoup d’huiles proviennent de plantes qui ne poussent pas en France (l’avocat ou le jojoba par exemple). Pour d’autres, comme le romarin, la lavande, le cyprès, j’essaie de m’approvisionner au maximum en France chez mes voisins dans le Vaucluse ou la Drôme.

Mais parfois la demande est plus forte que la production. Ce qui explique que je m’approvisionne aussi en Tunisie pour l’huile essentielle de Romarin par exemple . Ayant vécu dans ce pays, je connais personnellement les producteurs et les distillateurs locaux, et je m’assure de la qualité du produit.

C’est la même chose pour la cire d’abeille. Il est très dur de trouver de la cire d’abeille biologique en France en quantité suffisante et constante. Ce qui explique pourquoi elle vient d’Ethiopie. Ce qui je le conçois peut paraitre absurde, puisque nous avons beaucoup d’abeilles en France !

Certains produits sont conditionnés dans des emballages plastiques. As-tu réfléchi à des emballages plus écologiques ?

Par le passé, j’ai voulu supprimer le plastique de l’entreprise. A titre personnel, j’ai supprimé le plastique chez moi. Je suis bien consciente des problèmes posés par les déchets plastiques et j’aimerais m’en défaire. Mais j’ai été confronté à des difficultés :

  • Les emballages en verre sont plus chers et plus lourds. Ce qui ajoute un surcout au produit, que les clients ne sont pas forcément prêts à payer.
  • Comme les emballages en verre sont plus fragiles, il faut d’avantage de matériel de calage pour les expéditions. Et le matériel qui protège le mieux est malheureusement de nouveau en plastique.
  • Nous avons cependant pris le parti de garder le verre pour les huiles végétales, les huiles essentielles et certains actifs cosmétiques pour lesquels le verre reste le meilleur matériaux si on veut éviter le transfères de matières plastiques dans le produit. Par contre pour certaines poudres, les bocaux en verre n’étaient pas assez hermétiques et le produit finissait par s’humidifier et s’agglomérer. Les frais d’envoi passaient du simple au double. Idem pour le prix de vente du produit même. Nous avons donc dû revenir aux pots et sachets en plastique.
  • Nous espérons que nos clients réutilisent les pots pour conditionner leur préparations cosmétiques, puisque les pots se nettoient et se désinfectent facilement.

Et j’espère pouvoir m’en passer complétement d’ici quelques années.

Quelle est ta dernière réussite professionnelle ?

L’entreprise a été sélectionnée par une mutuelle alternative ASETYS qui rembourse les soins de santé naturels. Ainsi nos huiles essentielles ont été jugées de qualité pour soigner les patients et sont remboursées par cette mutuelle. Je suis fière d’avoir reçu ce gage de qualité extérieur et indépendant.

Des projets pour la suite ?

Plein !

Je travaille sur la refonte du site internet et la fusion complète de « MaCosmetoPerso », ma deuxième marque, avec « Huiles & Sens ». Il y a quatre ans, la fondatrice de « MaCosmetoPerso » et moi avons décidé de rapprocher nos entreprises pour travailler ensemble. Mais celle-ci est décédée très brutalement. J’ai décidé de continuer son œuvre mais c’est aujourd’hui trop compliqué de gérer deux offres différentes. J’ai donc décidé de ne créer qu’un seul catalogue produit.

A côté de cela, je travaille sur trois nouveautés produits pour « Huiles & Sens » : des hydrolats alimentaires, des poudres ayurvédiques pour les soins capillaires, et de nouvelles huiles essentielles de Madagascar.

Affaire à suivre…

Tendre vers une alimentation zéro déchet à Strasbourg

La collecte, le traitement et la gestion des déchets représentent en moyenne 10% des émissions de gaz à effet de serre d’un Français et coûtent plus de 12 milliards d’euros chaque année pour les traiter.

Pourtant, avec de la volonté et des petites astuces, il est possible de réduire considérablement la taille de nos poubelles bleues. Un geste à la fois écologique et économique !

Vous trouverez au lien suivant mon dernier article pour Rue89 Strasbourg dans lequel j’explique comment j’approche d’une alimentation zéro déchet

http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/11/08/blogs/alimentation-zero-dechet-strasbourg/

Et découvrez d’autres astuces Zéro déchet dans les rubriques DIY et Zéro Déchet du blog !

Bonne lecture !

Des sacs et sachets en tissus permettent d’acheter fruits et légumes et produits d’épicerie sans emballage (crédité photo Ozetik)
Des sacs et sachets en tissus permettent d’acheter fruits et légumes et produits d’épicerie sans emballage (crédit photo Ozetik)

Retrouvez les sacs filets sur la boutique Ozetik

Passer un savon (bio) aux gels douches !

Il y a quelques semaines, j’ai été contacté par Rue89 Strasbourg, pour devenir blogueuse invitée sur le thème de l‘écologie pratique sur leur site. J’ai bien évidemment accepté !

Pour le premier article, il y a eu quelques allers-retours pour se mettre d’accord sur le contenu et sur le ton de l’article plus journalistique que ce que j’écris dans mon blog. Mais le résultat est là, et je suis heureuse de vous partager le lien vers l’article :  http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/10/10/blogs/savon-bio-gels-douches/

Le sujet ?

Les produits contenus dans les gels douches, toxiques et mauvais pour l’environnement …

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…et les alternatives alsaciennes existantes.

argasol-alsace-prestige-514x333 (Photo Âme des Savons d’Alep)

Voilà le début : Quand on parle de l’écologie appliquée à la salle de bain, on pense souvent à la consommation d’eau. Et pourtant, le souci majeur n’est pas le nombre de litres d’eau écoulés, mais surtout leur pollution. Une contamination qui s’entretient notamment à cause des savons utilisés. Voici comment l’éviter.

La suite, sur le lien ici  🙂

Le prochain article est déjà en préparation et devrait sortir début novembre… Affaire à suivre…

Bonne lecture !